Interview Jabba 2.3

Vendredi prochain aura lieu la troisième édition de la soirée Made dont nous sommes partenaire. Pour cette occasion nous avons rencontré Remy autour d’un verre de Chardonnay au « Frogs & Friends ».

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Paper Night : Bonsoir Remy, alors parles-nous un peu de toi en quelques mots !

Remy : Je m’appelle Remy, je suis connu comme dj sous le nom de «  Jabba  2.3 »  et président d’une association rennaise qui organise des soirées « techno » dans le sens général du terme.

PN : Peux-tu nous parler de ton association ?

R : L’association existe depuis 2008, et ce que nous cherchions au départ c’était de  mettre en avant la scène locale. Notre évolution s’est faite en plusieurs temps : d’abord les « boogie nights » dans les bars  de nuit, c’est-à-dire  des soirées à petit prix et réservées aux artistes locaux. Puis par la suite nous avons voulu faire venir des DJ internationaux mais évidemment ça  n’était pas possible dans les bars. Nous avons  finalement choisi  de faire les « Super Boogie » à l’Espace d’abord parce que la taille de la salle nous convenait,  ensuite parce qu’il y avait déjà eu des têtes d’affiche  techno à  y venir et qu’ils nous donnaient notre chance. Notre première soirée avec le crew  » Social Afterwork « et Michael Mayer  ayant  bien marché, l’Espace nous a redonné des dates, et aujourd’hui  nous faisons une Super Boogie en février et une en octobre. Nous exportons aussi de temps en temps les « boogies » au club « L’escalier » de Saint Malo qui a l’habitude et le public réceptif à ce genre de musique. Le principe des Super Boogies c’est une à deux têtes d’affiche qui nous plaisent et qui ne sont jamais venues à Rennes ou pas depuis très longtemps, et un ou deux locaux.

PN : Peux-tu nous parler de ton autre projet, les soirées Made ?

R : L’idée de départ des soirées « Made. » était de faire dans deux salles deux styles différents et plus d’artistes en devenir. Dans les faits, les aléas de la programmation font que nous devons booker les artistes très longtemps à l’avance, du coup entre temps certains artistes ont explosé.

PN : Quelles sont tes influences ? Dans quel artiste te retrouve-tu le plus ?

R : En vérité je n’écoute pas du tout de techno chez moi . Je mets énormément d’importance sur les mixes, que j’écoute la plupart du temps dans ma voiture. Mais sinon chez moi j’écoute beaucoup de rock, de pop, bref plein de trucs différents.  En ce moment j’écoute Twin Shadow ou  Aline  un groupe Français que j’affectionne beaucoup. C’est une sorte de pop française influencée  par les Smiths.  Mais, bon niveau techno, ayant passé presque 10 ans en Allemagne,  je suis naturellement influencé par la scène allemande.

PN : Ta meilleure expérience en soirée ?

R : Ce n’était pas une soirée, mais un club à Stuttgart qui s’appelait  le Nexus 6. Il ouvrait ses portes le dimanche à partir de 18h. Ou sinon pour parler d’une soirée c’était au milieu des années 90, la première fois où j’ai vu Garnier jouer à Mayday.

PN : Et qu’est ce qui te plaît dans l’organisation de soirées ?

R : Ce qui est sympa c’est de se faire plaisir et essayer de faire plaisir aux gens en faisant venir des headliners à Rennes mais aussi en aidant certains locaux à se lancer Il y a beaucoup de stress mais on est tellement content quand la soirée marche , et que des personnes qui ne venaient pas auparavant s’invitent à nos soirées et nous disent qu’elles sont bien.

PN : Quel est ton coup de cœur du moment ?

R : Et bien ce sont deux labels : Little helpers et Tip Tap  qui varient  entre minimale house et techno.

PN : Quels sont les premiers artistes techno que tu as écouté ?

Les premiers disques que j’ai écouté c’était en 1988, et la première soirée techno c’était en 1992. Je citerais en vrac les labels comme Eye Q, Harthouse, R&S, Bonzai , à l’époque on écoutais tout ce qui sortait…

PN : Que penses-tu de l’évolution de cette musique actuellement ?

Ce qui est intéressant c’est que cette musique a 30 ans mais, qu’elle garde ce côté sulfureux qui fait peur aux vieux. Il y aussi la technologie qui avance à une vitesse de fou et qui peut offrir à la techno une jeunesse permanente

Mais d’un autre côté avant la scène techno était super ouverte et futuriste. Aujourd’hui  j’ai parfois l’impression que la scène techno a un côté très  conservateur parlant tout le temps « d’underground » et de « vinyl only ». Aujourd’hui  il y a une sorte de vénération du matériel, alors qu’avant seul le mix importait. Ce serait dommage que l’évolution de la techno se résume à conservateur et branlette sur l’underground. Il y a aussi un côté « hype » c’est-à-dire que l’on peut se précipiter voir le dj qui buzze et louper le moins « buzzant » mais tout aussi bon…

PN : un petit mot pour les lecteurs et le public ?

R : SORTEZ ! N’AYEZ PAS PEUR !! Ah et aussi, il n’y a pas assez de filles qui mixent à Rennes.

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