Interview Easy Raccoon aka This Island

Vendredi 20 Mars se déroulera la soirée organisé par S’il te Play au 1988 live club. Nous avons rencontré pour cette occasion Easy Raccon aka This Island qui jouera au before de cette soirée au Backstage.

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PAPER NIGHT : Peux-tu te présenter en quelques mots ?

BENJAMIN : Je m’appelle Benjamin, j’ai 22 ans, j’habite à Rennes. Je fais de la musique depuis quelques temps avec des copains.

PN : Comment as-tu débuté la musique ?

B : Il y a quelques années, j’en avais marre d’entendre toujours les mêmes rythmes, du genre house, toujours boum boum du coup je me suis intéressé à la musique anglaise, des genres un peu UK garage, un peu sound. Tout cela m’a donné vraiment envie de faire de la musique. J’ai par la suite téléchargé Ableton. Au départ j’étais très nul, c’était vraiment horrible. Je regardais des tutoriels, je voulais vraiment apprendre tout seul mais cela me prenait énormément de temps pour créer quelque chose de potable. J’ai du commencer vers l’âge de 17-18 ans et au final ça fait qu’un an que je peux sortir des choses.

PN : Tu as plusieurs projets musicaux dont deux solos : This Island et Easy Raccoon, peux tu nous les présenter ?

B : Mon projet principal est This Island. Il se développe autour d’ instrus hip hop un peu aérienne. Le mot qui se développe pas mal en ce moment et qui pourrait qualifier This Island  c’est le cloud rap, free wave. Je dirai que c’est un peu badant. C’est sympa à écouter mais plus chez soi.

Il y a pas longtemps j’ai commencé Easy Raccoon. A la base c’était vraiment juste pour m’amuser. Avec ce projet j’essaye de mixer des sonorités plutôt house. C’est un mélange de jersey club et de vieux R’N’B début 2000 du genre Cassie. Au départ je disais à personne que c’était moi, je le faisais écouter à mes amis sans donner plus d’information. Je me suis rendu compte que les gens préféraient ça que ce que je faisais avant. En même temps c’est plus accessible et plus facile à écouter en soirée, danser dessus.

PN : En parallèle tu as  Battle Creek est-ce que tu peux nous parler de ce collectif ?

B : Battle Creek c’est un collectif que j’ai créé avec deux amis ; Mathis et Jean-Baptiste (The Iconoclast). Nous avons fêté nos un an au Canard Electrick à Dinan le 15 mars 2015. On a tous les trois des influences différentes ; Mathis et Jean-Baptiste sont plus orientés techno tandis que moi je suis plus rap. Du coup on se rejoint plus sur des villes comme Chicago, Détroit. Jean-Baptiste est vraiment Détroit pur à l’ancienne. Il fait plus des notes de house un peu plus synthé. Mathis, quant à lui, est ghetto house, un peu minimaliste.

PN : Un groupe, un artiste en particulier, influences ?

B : Énormément de rap, grosse dream music, atlanta, chicago, pas mal de rap de Houston.  Et je veux pas dire mais Kanye West, je sais que ça peut paraître main stream mais c’est vraiment un de mes artistes favoris.

PN : Vous allez mixer le 20 mars pour le before des s’il te play, qu’est-ce que vous allez nous concocter ?

B : On va faire un B2B. On va essayer de rester dans le directeur de la soirée. On va essayer de mixer de la house techno ; pas trop bourrin parce que c’est quand même le before. Ca va être plutôt posé. Le before se passera au backstage, ça va vraiment être une découverte.

PN : Une soirée, endroit où tu as aimé mixer ?

B : Je dirai la première fois où j’ai mixé au Canard Electrik à Dinan. C’était notre première soirée Battle Creek. Je mixais en dernier de 00 à 1h00. C’était un soir de repas de classe. Mes potes avaient passé de la house et moi je me suis mis à passer du gros rap, de la trap. C’est à ce moment là que tout le monde est arrivé car les gens venaient de terminer leur before. Ils étaient plutôt motivés.

PN  : Du coup qu’est-ce que tu aimes vraiment dans le milieu ?

B : Déjà le fait de composer moi-même. J’ai toujours fait ça tout seul du coup j’essaye de faire ressortir des émotions. C’est un bon moyen de m’exprimer et de mélanger les influences que j’ai. Mixer en live, en bar ce qui me motive c’est vraiment l’énergie qu’il y a.

PN : As-tu un un regard sur l’évolution de la techno ?

B : Je trouve qu’il y a un engouement pour la vieille techno. Les prémices en quelques sortes. Ça revient vraiment, j’ai l’impression d’entendre que ça maintenant. Ce qui est bien dans un sens parce que c’est ce que je préfère, mais bon je trouve que les nouvelles choses qui sortent sont bien mais n’apportent pas grand choses ; ça a déjà été fait.

PN : Un petit mot pour les lecteurs, le public ?

B : Venez découvrir ! Ce n’est pas de la techno mais c’est cool !

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